Propagande d’EDF : un écran de fumée sur les déboires de la filière nucléaire…

Le risque est grand que les enjeux de sécurité soient minimisés et même niés au profit des enjeux de développement capitaliste liés à la filière nucléaire.

Face aux déboires accumulés par la filière nucléaire française, et en particulier à Flamanville, EDF a lancé une campagne de communication qui semble avoir pour objectif de faire pression sur l’Autorité de sûreté nucléaire qui doit rendre son verdict au printemps prochain.

Dans une visite du chantier organisée pour la presse le 16 novembre, la direction d’EDF a présenté cet avis comme s’il était déjà acquis. Les délais seront tenus, le réacteur pressurisé sera raccordé au réseau. EDF dispose de 90% des résultats requis qui, selon ses affirmations, « Les craintes étaient que la cuve ne soit pas assez résistante en cas de choc thermique lié à la réaction nucléaire. Ce que montrent les tests, c’est que cette cuve ne se rompra pas quelles que soient les conditions rencontrées ».

Cette campagne s’intègre dans la tentative, soutenue par le gouvernement, qui vise à coup de faits accomplis à rendre irréversibles les engagements financiers et politiques en faveur de la fuite en avant dans le nucléaire.

Si l’Autorité de Sûreté nucléaire ne donne pas son accord, EDF n’a pas de « plan B ». Selon Xavier Ursat, directeur exécutif d’EDF en charge des projets nouveaux sur le nucléaire, l’enjeu est bien trop important pour la filière « « Ces 10,5 milliards d’euros correspondent au budget que nous avions annoncé en septembre 2015 avec Jean-Bernard Lévy (PDG d’EDF). Il sera tenu. C’est le prix et coût de la ‘tête de série’ française de l’EPR dont nous tirons un retour d’expérience colossal qui va nous permettre d’envisager la suite, et en particulier d’envisager de construire de nouveaux EPR le jour où il faudra renouveler le parc nucléaire français », explique Xavier Ursat. « Ces 10,5 milliards d’euros valident et valideront aussi la technologie EPR, y compris à l’export », ajoute-t-il, évoquant notamment des projets en Inde. » [1]

[1] http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/epr-de-flamanville-la-methode-coue-d-edf_1927435.html

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Demandeurs d’asile : Cazeneuve oublie ses promesses

Une mobilisation s’est mise en place contre cette nouvelle forfaiture du gouvernement, constatée également dans d’autres villes comme Le Havre ou Marseille. Une vingtaine de membres d’associations étaient ainsi présentes lors de cette audience.

Cela n’a pas suffit pour obtenir gain de cause, mais depuis, la médiatisation locale de cette affaire et la mobilisation a fini par porter ses fruits : la préfète a déclaré « on n’en renverra aucun tant que leur demande d’asile n’aura pas été examinée ». Tous les arrêtés de transfert qui devaient être examinés mardi matin au Tribunal administratif ont été abrogés ! Les concernés devraient donc pouvoir déposer leur demande d’asile. Il faut qu’il en soit de même pour ceux qui sont passés au tribunal vendredi et lundi.

http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/demandeurs-d-asile–cazeneuve-oublie-ses-promesses-a-rouen-EB8399457

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Déclaration politique d’Ensemble!

Les élections françaises de 2017 se déroulent dans un contexte international lourd de tensions : arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, interventionnisme de Vladimir Poutine, approfondissement des crises et des guerres au Moyen-Orient, attentats terroristes… Le monde est secoué de bouleversements qui ne vont pas manquer de se développer dans les prochains mois.

La société française est elle-même travaillée par des tensions et des fractures multiples qui peuvent se concentrer dans une crise politique inédite dont la séquence électorale de 2017 peut être un moment de dénouement.

Les inégalités insupportables, le chômage et la précarité, la crise du travail, l’absence d’avenir en particulier pour les jeunes générations, le déclassement que subissent certaines catégories ou certains territoires… tous ces phénomènes travaillent en profondeur la société française.

Mais elle est aussi marquée par les regroupements contre la politique sécuritaire et le projet de déchéance de nationalité, comme les mobilisations du printemps 2016 contre la loi « travail » et les discussions qu’elles ont stimulées. Plus largement, dans toute la société, sous des formes diverses, la recherche d’alternatives, les résistances aux régressions libérales et autoritaires, les solidarités nombreuses de citoyens anonymes envers les réfugié.es, la volonté d’inventer des solutions concrètes pour initier d’autres façons de vivre, de produire, de consommer… sont autant de germes d’une autre façon de faire société.

Cette opposition du plus grand nombre à la politique du gouvernement s’est traduite par le retrait du Président Hollande de la primaire et par la défaite éclatante de l’ex-Premier ministre Manuel Valls.

Le défi pour les forces de gauche qui ne renoncent pas à changer le monde est de se lier à toutes les aspirations progressistes, démocratiques, écologiques et sociales pour construire une alternative politique digne de ce nom.

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La laïcité à l’épreuve

La laïcité à l’épreuve

Le Burkini n’est pas une Kalachniko

Les sociétés occidentales connaissent un phénomène de sécularisation visible, marqué par une très faible fréquentation des lieux de cultes. La laïcité exprime ce processus de sécularisation, elle est aujourd’hui, l’objet de débats très vifs. Instrumentalisée par l’extrême droite, la laïcité a trouvé dans le FN un défenseur intransigeant tandis que la gauche -radicale-ou institutionnelle est profondément divisée sur cette question. Aujourd’hui, la présence de l’Islam, deuxième religion du pays sur le territoire national a mis à nouveau « la question sur le tapis ».

Un grand pas pour les libertés :1905

Sous l’Ancien Régime, l’Etat intervient dans les affaires religieuses au nom d’une tradition gallicane,la France,fille aînée de l’Eglise se voit accordée une autonomie de fait vis à vis du pouvoir romain. Les évêques sont nommés par le roi, si en 1685 Louis XIV révoque l’Edit de Nantes c’est au nom du principe d’unicité du pouvoir temporel et spirituel. La religion catholique est la religion du roi, de l »Etat donc seule la religion catholique a droit de cité. Une première rupture sera effectuée par la révolution française qui accorde la citoyenneté aux juifs et protestants mais le Concordat de 1801 proroge l’intervention de l’Etat sur les affaires religieuses car c’est le gouvernement qui nomme les évêques, ceci jusqu’en 1905. La loi de 1905 rompt de fait avec ce gallicanisme et promeut une double indépendance,celle du politique par rapport au religieux mais aussi des Eglises par rapport à l’Etat.

L’Etat laïc traite toutes les convictions de manière égale.

Les convictions philosophiques comme la foi religieuse relèvent du choix individuel.

L’Etat laïc respecte la liberté de conscience (article 1 de la loi de 1905).

La religion catholique perd alors son statut particulier de »religion de la grande majorité des Français » que le Concordat lui avait accordé.

La question religieuse, une affaire réglée en 1905 ?

Pas complètement, si la question de l’interdiction du port de la soutane dans l’espace public avait été soulevé, d’autres problèmes sont restés en suspens.La pratique du Concordat est pérennisé en Alsace Lorraine et « Si la République ne subventionne aucun culte »L’Etat laïc finance les aumôneries et entretient les lieux de culte. Sans oublier le financement des écoles privées catholiques par la loi Debré de 1959 ainsi que l »échec de la loi Savary qui prévoyait la création d’un grand service public de l’éducation. L’église ne renonce pas à essayer d’imposer ses vues, que ce soit sur la question de l’IVG, du mariage pour tous et plus récemment à St Etienne du Rouvray où l’évêque stigmatise le rôle négatif de l’école publique.

Colonialisme pas mort 

La loi de 1905 n’a jamais été appliquées dans les colonies françaises malgré les demandes des responsables musulmans en Algérie. Ainsi la Cour d’appel d’Alger parle des »indigènes musulmans chrétiens »au motif qu’ils n’ont pas droit de cité et « qu’ils conservent leur statut personnel musulman sans qu’il y ait lieu de distinguer s’ils appartiennent au culte mahométan «

Aujourd’hui, l’histoire continue,le refus d’appliquer à l’Islam la loi de 1905 est constante.

Sarkozy en 2003 met en place le CFCM (conseil français du culte musulman) afin de faire surgir « un islam de France », nous sommes là encore dans une logique concordataire qui suppose une intervention de l’état qui prétend organiser les cultes. Or l’article 2 de la loi de 1905 postule que la République ne reconnaît aucun culte.

Suite aux attentats de Novembre 2015, l’état d’urgence s’est accompagné de fermeture de mosquées ou de lieux de prières, ces mesures sont destinées à favoriser « un islam modéré » en opposition à un « islam contraire aux valeurs de la République ».Question pourquoi ne pas avoir engagé des poursuites judiciaires contre des individus ou des imams ayant fait l’apologie de la haine ou de l’antisémitisme ?Si on ferme ces mosquées, pourquoi ne pas fermer l’église de Saint Nicolas du Chardonnet occupée illégalement depuis des décennies par des intégristes catholiques qui interviennent de façon plus ou moins violentes contre des centres IVG ?

Il est indéniable que des propos et des idées intégristes sont développées dans certains lieux de culte musulmans. Mais dans un État de droit, tout individu a le droit de pratiquer et de prêcher le dogme religieux qu’il désire, dans le respect des limites mises à la liberté d’expression.

En tant que citoyens nous devons combattre le fondamentalisme religieux,les idées portées par les intégrismes religieux sont contraires à toute perspective d’émancipation et plus particulièrement celle des femmes.

A toute voile vers la stigmatisation ?

Si la loi de 1905 a permis une plus grande liberté de conscience elle ne s’est pas pour autant accompagnée d’un mieux être pour la condition féminine ni en terme de droits sociaux ou politiques. Tel n’était pas son objet peut on objecter mais la laïcité a été instrumentalisée pour refuser le droit de vote aux femmes au motif que des dernières étaient censées être sous l’influence de leur curé. Depuis 2004 la loi sur le voile portant sur l’interdiction des signes religieux à l’école s’est accompagnée de dérives importantes. Les exemples sont nombreux:interdiction faite aux femmes voilées d’accompagner les enfants à l’occasion de sorties scolaires,chasse aux coiffes assimilées aux voiles,aux jupes trop longues,proposition d’interdiction du foulard dans les universités,

Les conséquences sont multiples car elles contribuent à l’exclusion, interdisent le déplacement dans l’espace public ainsi qu’à la fabrique de l’Autre vécu comme ennemi.

Tout ceci en contradiction avec la loi de 1905 qui garanti la liberté de conscience et celle d’afficher ses convictions religieuses. Des motifs « d’ordre public » sont alors avancés pour justifier ces interdits, les attentats de Novembre, et de Juillet 2016 offrent des occasions aux islamophobes de jouer sur les peurs et de susciter un climat de tensions propice à faire passer des mesures attentatoires aux libertés.

Comme le signale Jean Baubérot « même choisi,le voile intégral se fourvoie…Le contraindre irait le plus souvent à l’encontre du convaincre. Or c’est essentiellement de convaincre qu’il s’agit ».

Tous gaulois ?

Par delà le caractère provocateur de l’imprécation Sarkozienne, se pose la question de la place de l’islam, des musulmans dans l’espace public. L’autre est accepté à condition de nier la part musulmane de son identité »un citoyen français doit parler français et se mouler dans une identité française exclusivement chrétienne ». Le musulman doit s’assimiler, vocabulaire sorti tout droit de la vulgate coloniale. L’ancien préfet d’Oran, Jean -Pierre Chevènement -futur responsable de la Fondation des œuvres de l’islam de France- demande aux musulmans d’avoir « un islam discret », d’être de fait invisibles dans la société. Ceci au nom de la revendication d’une neutralité de l’espace public, au nom de la laïcité, alors que la loi autorise le port de la soutane dans la rue ainsi que les processions des statues des saints locaux à l’occasion des fêtes villageoises;les lieux de culte peuvent être apparents. De fait s’exprime là une laïcité à deux vitesses qui n’a de laïcité que le nom.

Dans le cadre de la loi de 1905, les convictions peuvent s’exercer dans l’espace public, un juif peut porter la kippa dans la rue, un moine bouddhiste une robe safran, une juive orthodoxe sa perruque et une musulmane son voile. La neutralisation de l’espace public est d’abord un moyen de contrôle social ainsi qu’un instrument contribuant à faire reculer les libertés publiques et les libertés individuelles.

La laïcité n’est pas ce que veulent en faire Valls, Sarkozy, Le Pen, celles et ceux qui revendiquent le respect intégral de la loi de 1905 ne se trompent pas de combat quand ils dénoncent les exceptions faites au bénéfice exclusif des écoles privées catholiques ou des nombreux privilèges accordés à la religion dominante. Celles et ceux qui refusent que la laïcité soit une arme contre la diversité et la pluralité des composantes multiples de la société française. Celles et ceux qui refusent les discriminations multiples adressés aux Rroms, aux musulmans ou aux juifs.

Nous sommes à leur côté, au même titre que Jaurès qui refusait la diversion autour de la question religieuse, un Jaurès qui envisageait une République réelle non minée par les fragmentations sociales mais une « démocratie (qui) puisse se donner toute entière à l’œuvre immense et difficile de réforme sociale »  Jaurès 15 Août 1904

30 Octobre 2016 Bernard Pellegrin

Agenda de novembre 2016

 24 novembre 2016 : 19h, brasserie Paul, Café Attac « Migrant.es/Réfugié.es, affirmons notre solidarité ».

25 novembre : 21h, Omnia-république , « Mémoire d’ un condamné » ou l’ affaire Jules Durand

26 novembre : 14h30, rassemblement devant le palais de justice contre les violences faites aux femmes, à l’ appel du Collectif droits des femmes

26 et 27 novembre : 14h, parc-expo , Fête de l’ Huma

1er décembre : 18h, MDU, « Les marchés et transferts d’ armement au Proche-orient » à l’ appel de Afps, Amnesty, Ldh, Man, pastorale des migrants, Codasi, Artisans du monde

8 décembre : 18h, salle Ambroise Croizat à Sotteville, «  1936 le front populaire » organisé par Sotteville à gauche vraiment.

10 décembre : de 14 à 23h30, Astrolabe de Petit- Quevilly, Manifestation interculturelle et intergénérationnelle , à l’ appel des Astis de Petit-Quevilly, d’ Elbeuf, Le Havre et Evreux

14 décembre : 20h, Omnia -république, « La sociale » à l’ appel des Amis de l’ Huma, du Pcf, d’ Ensemble et de la CGT

 

Le milliardaire Trump, bouffon ultra-réactionnaire, machiste, raciste, climato-sceptique…

Le milliardaire Trump, bouffon ultra-réactionnaire, machiste, raciste, climato-sceptique… a été élu président des Etats Unis.

C’est évidemment une catastrophe pour le peuple américain et pour le monde entier.

La situation politique en France ne manque pas de similitudes, et Cambadelis, premier secrétaire du PS, s’est empressé d’appeler au rassemblement, autour de son parti évidemment, pour éviter un scénario identique avec Marine Le Pen, en éludant toute explication à l’échec de Clinton. Le danger ici est bien réel mais que nous apprend cette élection américaine ? Que l’abstention a été massive. Trump a perdu 1 000 000 voix par rapport au candidat républicain de 2012, et Clinton….. 6 100 000 par rapport à Obama.

Le milliardaire Trump, s’autoproclamant candidat anti-système, a capté une grande partie des votes des laissés pour compte des politiques néolibérales qui ont détruit des millions d’emplois aux USA comme ailleurs, politiques auxquelles ont largement contribué depuis des années les Clinton là-bas les Mitterand, Jospin et Hollande ici.

C’est pourquoi se rassembler derrière Hollande ou un autre dirigeant du PS serait une erreur funeste.

Le seul moyen de faire reculer le FN et la droite, c’est de construire une alternative à gauche, rompant véritablement avec le système, ce que ne feront ni Trump ni Le Pen.

80 ans après le front populaire

Nos ami-es de Sotteville à Gauche Vraiment organisent le jeudi 8 décembre, à 17h30, salle Ambroise Croizat, une réunion publique, sur le front populaire avec Jean-Numa Ducange professeur d’histoire à la faculté de Rouen et John Barzman professeur émérite à la faculté d’histoire du Havre.

Alors que la municipalité socialiste de Sotteville organise un mois de commémoration du front populaire, tentant de s’en présenter comme les héritier-es, eux/elles les fossoyeur-se-s des acquis sociaux!

Cette initiative permettra de mieux comprendre ce qui a permis cet immense mouvement social, sociétal même, mais aussi les limites de la situation.

Si certain-es ne voient le front populaire qu’à travers les trahisons, et d’autres qu’à travers les acquis, n’oublions même que cet immense mouvement est d’abord né d’un large front, pour faire face à la montée de l’extrême droite en Europe et en France…des similitudes, des différences, des leçons. Inutile de retenir, autrement que votre soirée, l’accès est libre!

205 rue Saint-Julien, 76100 Rouen