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Le milliardaire Trump, bouffon ultra-réactionnaire, machiste, raciste, climato-sceptique…

Le milliardaire Trump, bouffon ultra-réactionnaire, machiste, raciste, climato-sceptique… a été élu président des Etats Unis.

C’est évidemment une catastrophe pour le peuple américain et pour le monde entier.

La situation politique en France ne manque pas de similitudes, et Cambadelis, premier secrétaire du PS, s’est empressé d’appeler au rassemblement, autour de son parti évidemment, pour éviter un scénario identique avec Marine Le Pen, en éludant toute explication à l’échec de Clinton. Le danger ici est bien réel mais que nous apprend cette élection américaine ? Que l’abstention a été massive. Trump a perdu 1 000 000 voix par rapport au candidat républicain de 2012, et Clinton….. 6 100 000 par rapport à Obama.

Le milliardaire Trump, s’autoproclamant candidat anti-système, a capté une grande partie des votes des laissés pour compte des politiques néolibérales qui ont détruit des millions d’emplois aux USA comme ailleurs, politiques auxquelles ont largement contribué depuis des années les Clinton là-bas les Mitterand, Jospin et Hollande ici.

C’est pourquoi se rassembler derrière Hollande ou un autre dirigeant du PS serait une erreur funeste.

Le seul moyen de faire reculer le FN et la droite, c’est de construire une alternative à gauche, rompant véritablement avec le système, ce que ne feront ni Trump ni Le Pen.

Migrer est un droit ! Un toit est un droit ! Les Collectifs Ensemble! de Normandie exigent le respect des droits humains !

A partir du mois de mars 2015, l’État français a obligé les migrant-e-s, vivant dans le Calaisis, à se regrouper sur un vaste terrain insalubre à l’écart de la ville, donnant ainsi naissance au plus grand bidonville de France où survivent depuis, dans une précarité extrême, des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, de familles entières.

Petit à petit, la vie s’est organisée avec l’aide de bénévoles locaux et de plusieurs pays, tant au niveau logement, que nourriture, santé, éducation et espaces culturels.

La grande majorité des migrant-e-s, de ces jeunes,  souhaite se rendre au Royaume-Uni.  Mais les propositions des autorités françaises vont à l’encontre d’une véritable solution de solidarité humaine

La seule réponse de l’État français, en accord et avec l’aide des autorités anglaises, face à une crise humanitaire sans précédent, a été d’abord la mise en place de grilles, de fossés, une très forte présence policière et la répression, les gaz lacrymogènes, puis la destruction brutale de la partie sud du bidonville.

On démantèle la « jungle » de Calais…. Des centaines de migrants fuient alors vers d’autres ports de la Manche, quelques-uns vers Dieppe.

Les présidents de la région, en tant que président du port de Dieppe, et du département réclament aujourd’hui leur expulsion vers… nulle part, car selon eux, le développement du port est incompatible avec la présence de migrants.

Pour eux, à Dieppe, comme à Calais, il s’agit de protéger le port, l’économie locale, de ne « plus voir » ces migrants, traumatisés par la guerre, la famine, les dictatures, sans avenir dans leur pays d’origine, traumatisés par ce qu’ils ont subi dans leur trajet d’exil et plusieurs mois d’errance.

La municipalité de Dieppe réclame également leur départ du port, arguant de la présence massive parmi les migrants d’une filière albanaise, rappelant aussi qu’elle continue de soutenir l’action du Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile (CADA) et de l’association Informations Solidarité Réfugiés (ISR) pour les demandeurs d’asile.

Mais le problème est que la grande majorité des migrants du port de Dieppe ne sont pas demandeurs d’asile. Ils ne demandent qu’à continuer leur route. Ils ne souhaitent pas s’installer en France mais simplement y être accueilli.e.s dignement, humainement, pendant leur passage sur notre territoire.

Des femmes et des hommes, de Dieppe et des environs, au sein d’associations se sont mobilisé-e-s pour le respect des droits humains fondamentaux, en particulier : droit au logement, droit à la nourriture, droit aux soins. Il est du devoir des autorités de les aider dans leurs actions.

Au lieu de cela, on essaie de nous faire croire que la cause de tout cela serait « les passeurs ». Mais les passeurs ne sont que la conséquence. Ils prospèrent sur le terreau de la politique d’immigration européenne.

Ce discours « lutte contre les passeurs, contre la traite des êtres humains », répété à l’envi par les dirigeant-e-s ne sert qu’à camoufler la responsabilité réelle de l’Union Européenne, de ses institutions – Frontex en tête – et des États qui la composent dont la France et l’Angleterre qui ont signé les accords du Touquet.

C’est bien l’Europe qui a militarisé ses frontières, externalisé le contrôle des migrations, qui oblige les États  du Sud de la Méditerranée à construire des camps de rétention pour y enfermer les migrante-s. C’est l’Europe encore qui a restreint le nombre de visas et bafoue le droit d’asile en le sous-traitant à la Turquie de M. Erdogan. C’est l’Europe toujours qui a joué et qui joue un rôle dans la déstabilisation politique, sociale et économique des États du Sud par le biais d’accords internationaux inéquitables…

Oui, il s’agit de désigner les véritables responsables de cette situation internationale : l’Europe, les États, les dictateurs, la finance avec ceux qui veulent faire prospérer leurs capitaux avec le pétrole, le gaz , qui spéculent sur le prix des céréales….

Mettre en place une répression sur des êtres dans la plus grande des précarités sous prétexte de lutter contre les passeurs, est indigne et inefficace. En s’en prenant aux victimes condamnées à se disperser dans la peur, cette politique ne fait que déplacer et aggraver cette situation intolérable. Cette « solution » n’en est pas une.

Pourtant, face au drame quotidien et à la détresse des migrant-e-s de Calais, de Dieppe aujourd’hui, des situations migratoires en général, le cadre de la solution existe.

Il est inscrit dans l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’Homme : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

avec toutes les conséquences pratiques que ces droits universels impliquent, dont les conditions humaines d’un premier hébergement.

Le combat qu’il faut mener, c’est donc celui pour l’obtention de cette liberté de circulation, y compris pour ce qui concerne les ports de la Manche vers l’Angleterre.

Seul le respect de la liberté de circulation et la liberté d’installation pour toutes et tous, permettrait de mettre un terme à ces horreurs causées par les politiques sécuritaires en matière d’immigration, qui ne vont que d’échec en échec depuis plus de 30 ans, qui sont coûteuses, meurtrières et radicalement inefficaces.

Ouvrons les frontières ! Des Ponts, pas des Murs !

Les Bouillons : Foncier agricole : avant-première de « Changement de propriétaire » – mercredi 16 décembre à Mont-Saint-Aignan

 

Soirée exceptionnelle autour de l’enjeu du foncier agricole au cinéma de Mont-Saint-Aignan, avec la projection en avant-première du film « Changement de propriétaire », précédée du documentaire « La Terre en morceaux » d’Ariane Doublet.

Luba Vink et Aurélien Lévèque sont les réalisateurs de « La Terre, biens commun », film sur le mouvement Terre de Liens diffusé sur Arte en 2015 qui se faisait notamment l’écho du projet de rachat citoyen des Bouillons. Ils récidivent avec « Changement de propriétaire », nouveau film plus personnel, qui traite du rapport entre l’argent et la terre.

A l’occasion de la sortie de leur film Cellulo Prod, le Pôle Image Haute-Normandie, Terre de Liens Normandie et le collectif des Bouillons vous invitent à une avant-première

MERCREDI 16 DÉCEMBRE À 18H30
AU CINÉMA L’ARIEL DE MONT-SAINT-AIGNAN, près de Rouen

en présence des réalisateurs, de Terre de Liens Normandie et de membres du collectif des Bouillons

Etat d’urgence – Réunion d’information – CDLF

Réunion d’information
avec Vincent Souty, juriste,
auteur d’une thèse sur l’état d’exception :
« la constitutionnalisation des pouvoirs de crise – essai de droit comparé »
Qu’est-ce que l’état d’urgence ?
Quelles questions juridiques posées ?
Les pistes pour lutter contre les graves atteintes aux libertés fondamentales
jeudi 17 décembre à 18h00
à la Maison des Associations et de la Solidarité
22bis rue Dumont d’Urville Rouen (près de la préfecture)

Régionales : le pire évité, le mieux est très loin !

Régionales: le pire évité, le mieux est très loin!

Face à la montée de l’extrême droite, à l’écœurement produit par la politique libérale de ce gouvernement , très loin des discours et promesses électoraux, nous avons une ambition: construire une alternative à gauche écologique et sociale.

Le positionnement d’ Ensemble adopté le 7 juin 2015 était sans ambiguïté Il visait à proposer une véritable alternative aux électeurs et électrices, et à commencer de développer une articulation entre social et politique :

«  Nous souhaitons un accord national entre le Fdg, EELV, Nouvelle Donne, les forces locales et nationales qui partagent cette démarche, les militant-e-s du mouvement social afin de créer les conditions d’ une dynamique nationale…il convient d’ inviter le NPA à rejoindre cette perspective… ».

Sur ce chemin , nous nous sommes heurtés à de nombreux obstacles.

D’abord avec EELV. Dans notre région la décision a été prise très tôt de partir en autonomie , et en construisant une liste socialo-compatible. Nou savons que cette position était très minoritaire en Hte Normandie. De nombreux camarades de EELV partageait notre ambition: rassembler pour dès ce 1er tour devancer le PS et être  l’axe d’une reconstruction de la gauche autour de l’écologie et du social.

Avec les militant-e-s de Nouvelle Donne avec qui nous avions mené une belle campagne départementale. Aujourd’hui en crise, et en l’absence de dynamique ces camarades ont longtemps hésité.

Enfin avec l’extrême gauche qui se refuse à construire toute perspective politique, même aujourd’hui devant le risque de voir le FN s’emparer de régions, avant…

Le pire a été évité :

Longtemps le PG a tourné le dos au rassemblement, au nom d’un rassemblement citoyen qui dans la situation actuelle, ne pouvait qu’être faible, comme l’ont montré les assemblées réunies à plusieurs reprises. Faible également politiquement, les axes de campagne étant rarement débattus au profit  de méthodes qui ont creusé de réelles divergences.

Jusqu’au bout nous avons mené bataille pour les intégrer à la campagne. Ce rassemblement s’est réalisé bien tardivement. De l’énergie qui aurait été mieux utilisée a développer une campagne commune.

Enfin le PC principale force a choisi très tôt de se présenter indépendamment du PS. Nous ne pouvons que nous réjouir de cela, même si nous regrettons le peu de place laissé au rassemblement, au profit de sa seule promotion.

Pour le mieux, il reste du chemin à faire !

Notre liste n ‘est pas aussi ouverte que nous l’ aurions souhaitée, reconnaissons toutefois que ce sera la SEULE liste significative qui se situera à la gauche du PS et qui portera haut et fort la nécessité de se mobiliser contre l’ austérité et de lutter contre la politique libérale du gouvernement.

Votez pour une alternative à gauche, pour la liste Front de Gauche conduite par Sébastien Jumel

Collectifs E! Sotteville-lès-Rouen et Rouen, 04/11/2015

plus d’informations ICI

Notre-Dame-des Landes: non au béton pour les actionnaires, non à la répression policière!

Communiqué de presse  du Front de Gauche Bretagne sur NDDL


Notre-Dame-des Landes: non au béton pour les actionnaires, non à  la répression policière!  

La volonté du gouvernement Valls de faire passer en force la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en reprenant les travaux et en délogeant manu militari les habitants de la ZAD est dangereuse et inacceptable.

A t-on vraiment besoin de dépenser des centaines de millions d’argent public au profit de Vinci par le biais d’un Partenariat Public-Privé gagnant gagnant pour la multinationale? Faut-il maintenir cette ambition d’un développement sans frein de l’aérien alors que l’aéroport de Nantes-Atlantique n’est pas utilisé à pleine capacité et que l’on est en train de mettre en avant l’enjeu de la lutte contre le réchauffement climatique avec la COP 21?

Notre-Dame des Landes, c’est la marginalisation, puis la disparition à moyen terme de beaucoup de petits aéroports de l’ouest breton et de l’aéroport de Rennes avec le  risque de faire disparaître des centaines d’emplois et de rompre avec le principe de l’accessibilité et de la proximité des moyens de transport?

Notre-Dame des Landes, c’est un projet qui s’insère dans une logique capitaliste de développement du transport à bas-coût au mépris de l’environnement, de mise en concurrence européenne des territoires, avec développement démographique des métropoles de l’axe Rennes-Nantes et la désertification progressive de l’ouest et du centre Bretagne.

Notre-Dame des Landes, c’est la destruction de 2000 hectares de terres bocagères: l’enjeu de notre souveraineté alimentaire et de la préservation de la biodiversité des zones humides ne recommanderait-il pas plutôt de moderniser l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique?

Depuis des années, des constructions de résistances ont lieu partout en France autour de Notre-Dame-des-Landes, qui est perçu comme un symbole de la lutte écologiste  et démocratique. Engager l’épreuve de force contre les militants écologistes et anticapitalistes, partisans d’un autre modèle de développement humain, comme on réprime les salariés et les syndicalistes défendant leurs droits, serait-ce la ligne de conduite de ce gouvernement si complaisant vis-à-vis des puissants et du MEDEF?

Avec le Front de Gauche, nous souhaitons la relance d’un vrai débat public contradictoire et une consultation populaire sur l’utilité ou non de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et nous refusons, quoiqu’il en soit, de confier nos infrastructures de transport et nos projets d’aménagement urbain à des entreprises capitalistes. La Bretagne mérite plutôt le développement du ferroviaire de proximité, du fret, avec de vrais moyens et un réseau de qualité, qu’un aéroport de plus à sa porte.

Nous appelons toutes et tous à la vigilance citoyenne et à la poursuite  sans violence de cette lutte hautement symbolique.

 Nos vies valent plus que leurs profits!

 

Xavier Compain, Sylvie Larue, Catherine Boudigou, Philippe Jumeau,

Front de Gauche Bretagne