Galeries

QUE RÉSONNENT LES CHANTS DE NOS BÂTONS !!!

Se croyant fort du résultat d’une mascarade de consultation en juin dernier, M. Valls a affiché sa prétention à évacuer et détruire la ZAD d’ici quelques semaines.

Bien que les autorisations de travaux ne soient pas toujours accordées, le préfet de Loire-Atlantique a publié au mois de septembre deux arrêtés autorisant le déplacement d’une espèce protégée, la campagnol amphibie.

Contre ce grand projet inutile, vieux de plus 50 ans, et qualifié de « sur-dimensionné » par une étude d’expertise du ministère de l’Ecologie, le 8 octobre aura lieu un grand rassemblement auquel participera « Ensemble! ». Jean-François Pellissier, porte-parole, sera présent.

Nous voulons ainsi empêcher le bétonnage de 2000 ha de bocages et terres agricoles, défendre la ZAD et l’existence d’une agriculture paysanne, le climat contre un projet d’aéroport qui ferait grimper les émissions de gaz à effet de serre.

Comme l’ont montré plusieurs syndicats, ce projet détruira des emplois liés notamment aux activités agricoles sans en créer de nouveaux.

Malgré la brutalité et les violences dont sont responsables les forces de l’ordre contre le mouvement social que ce soit à Notre-Dame des Landes, à Sivens ou à l’occasion des manifestations contre la loi El Khomri, notre détermination et notre volonté de résistance sont intactes.

Le 8 octobre, convergeons vers Notre-Dame des Landes.

Toutes et tous, ensemble, empêchons l’aéroport.

Le 7 octobre 2016.

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-le-8-octobre-notre-dame-des-landes

En 2017 faisons Front commun !

En 2017 faisons Front commun !

Citoyennes et citoyens de gauche, organisés ou non, nous voulons que les élections présidentielle et législatives de 2017 soient utiles pour ouvrir dans notre pays une perspective politique de progrès humain, démocratique, social et écologique.

Après cinq ans de gouvernements se réclamant de la gauche tout en poursuivant les politiques néolibérales et autoritaires de la droite, l’écœurement et la colère risquent de se traduire par une abstention record de l’électorat populaire, une défaite historique du parti socialiste et la victoire d’une droite radicalisée flanquée d’une extrême droite plus menaçante que jamais. Quant à la gauche de transformation sociale et écologique, qui avait commencé à créer du neuf, notamment avec le Front de gauche, elle pourrait bien revenir une nouvelle fois à sa dispersion antérieure et tuer pour longtemps l’espoir qu’elle avait réussi à faire naître en 2012. Nous ne voulons pas de ce scenario épouvantable qui aboutirait à un très dangereux face à face entre néolibéralisme et national-populisme, confortant la supercherie visant à faire passer celui-ci pour la seule alternative envisageable au « système » qui ravage nos sociétés. Le pire deviendrait alors possible.

Au vu des risques bien réels d’une catastrophe politique aux conséquences incalculables, nous en appelons à l’esprit de responsabilité et d’audace de toutes les forces de la gauche de transformation sociale et écologiste. Elles sont diverses, à l’image du peuple qu’il s’agit de rassembler, comme des combats dont elles sont héritières : socialiste, communiste, écologiste, libertaire, féministe, anticolonialiste, pacifiste, antiraciste, altermondialistes, etc. Mais elles ont tellement en commun, comme l’ont montré l’adoption du programme « l’Humain d’abord » il y a cinq ans, les luttes que nous avons menées ensemble et l’intérêt soulevé en Europe par des expériences novatrices comme celles de Syriza et Podemos, qu’il serait inacceptable qu’elles ne réussissent pas à se rassembler aujourd’hui pour mener ensemble le combat difficile qui s’annonce.

Dans cet esprit, nous décidons de nous engager dans la campagne électorale de 2017. Les jeux ne sont pas faits. En profondeur, le peuple français est en attente. Les mobilisations au moment de la COP 21, celles contre la déchéance de nationalité et à Notre Dame des Landes, contre la loi travail et Nuit debout ont montré que, dans l’autonomie de leurs mouvements et dans leur diversité, les exigences de justice sociale et écologiste, d’égalité, de démocratie sont toujours bien vivantes. Elles doivent pouvoir trouver l’expression de leur potentiel politique. Il est donc vital de créer un élan, et pour cela de jeter de toute urgence les bases du rassemblement politique à construire.

Cela suppose une nouvelle proposition politique, un programme et des candidatures en rupture avec l’ordre productiviste et néolibéral, permettant un très large rassemblement de forces et de personnalités représentatives des différentes sensibilités de gauche, à égalité avec des citoyennes et des citoyens engagées dans la vie politique, syndicale, associative, intellectuelle et culturelle.

On assiste au contraire à un éparpillement suicidaire. EELV s’apprête à désigner son candidat. Les « frondeurs » du PS risquent, après la primaire, de se retrouver à soutenir un candidat qu’ils n’ont eu de cesse de combattre. Le Front de Gauche est éclaté. Le Parti communiste désigne ses candidats aux législatives et annonce qu’il décidera le 5 novembre prochain de la candidature qu’il présentera ou soutiendra pour la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a annoncé la sienne et entend que « La France insoumise » qu’il a créée soit le cadre unique d’organisation des campagnes électorales de l’an prochain. Tout cela ne pourrait aboutir qu’à des candidatures fratricides, y compris aux législatives, et à un désastre complet.

Nous refusons de laisser une nouvelle fois le piège de l’élection présidentielle et les débats sur une candidature ruiner tout espoir avec la vaine recherche d’une femme ou d’un homme providentiel. Une candidature de large rassemblement est possible et peut résulter d’une construction collective impliquant directement, au-delà des forces concernées, les citoyen-nes. Quels que soient les arguments des uns et des autres ou les divergences que nous pouvons avoir avec lui, la candidature de Jean-Luc Mélenchon est dans les circonstances actuelles installée dans le paysage politique. Elle exprime dans les classes populaires le refus à gauche de la politique mise en œuvre par François Hollande. A six mois de l’échéance, il serait, à nos yeux, irresponsable de ne pas prendre acte de cette situation. Cependant son mouvement « La France insoumise » ne représente qu’une partie des forces disponibles. Réussir à les rassembler très largement nécessite une alternative politique pluraliste, démocratique, répondant aux exigences d’un fonctionnement plus horizontal et citoyen portées notamment par la mobilisation contre la loi travail et les Nuits debout.

Il faut donc franchir une étape. Afin de nous engager toutes et tous ensemble dans ce combat politique si important pour l’avenir de notre pays, il est indispensable que soit constitué au plan national, avec toutes les parties concernées, un lieu d’échange et de coordination qui rendra compte de notre diversité politique et sera ouverte aux acteurs des mouvements sociaux comme aux intellectuels, créateurs et artistes, qui manifestera notre ambition commune et donnera à nos campagnes présidentielle et législatives la plus grande efficacité. Nous proposons que celles et ceux qui entendent se joindre à notre appel contribuent activement à la convergence des forces sociales et politiques de gauche et écologiste dans les villes, les départements et les 577 circonscriptions législatives, avec les organisations locales du PCF, du PG et de « La France insoumise », d’Ensemble, d’EELV et des groupes de socialistes critiques, ceux de l’Appel des cent, les assemblées citoyennes créées dans le cadre du Front de gauche ainsi que les citoyennes et citoyens, celles et ceux qui se sont mobilisés depuis des mois contre la politique du gouvernement, les femmes et les hommes susceptibles de participer à une démarche de rassemblement et d’innovation à gauche pour 2017. C’est la clé d’une convergence à gauche audacieuse et déterminée, d’une véritable dynamique collective et donc du succès. Nous prenons à cette fin toutes les initiatives nécessaires.

Nous appelons toutes les femmes, tous les hommes et toutes les forces de progrès à se joindre à cette démarche en signant cet appel et en s’engageant concrètement pour la réalisation des objectifs qu’il se fixe. C’est la condition pour échapper au piège qui nous est tendu en 2017. Et pour que cette campagne marque une étape décisive dans la reconstruction dans notre pays d’une gauche digne de ce nom.

Signer En 2017 faisons Front commun !

Les 99 premiers signataires

Théo ABRAMOVITZ, militant communiste ; Hélène ADAM, syndicaliste ; Christophe AGUITON, militant altermondialiste ; Sylviane AINARDI, députée européenne (1989-2004) ; Sylvie ALTMAN, maire de Villeneuve-Saint-Georges ; Nils ANDERSSON, éditeur ; Génica BACZYNSKI, écrivain ; Alain BASCOULERGUE, militant communiste ; Emmanuelle BECKER, conseillère de Paris ; Yannick BEDIN, élu PCF de Bourges ; HabibBEJAOUI, syndicaliste ; Maxime BENATOUIL, animateur du réseau Transform !; Nawel BENCHLIKA, syndicaliste ; Christian BENEDETTI, metteur en scène et directeur de théâtre ; Gilles BERNARD, syndicaliste ; Jacques BIDET, philosophe ; Gérard BILLON, syndicaliste ; Françoise BONTOUX, militante féministe ; Jean-Pierre BONTOUX, ancien Maire de Mitry-Mory ; Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice honoraire ; JacquesBOURGOIN, ancien Maire et conseiller général de Gennevilliers ; Marie-Pierre BOURSIER, militante communiste ; Patrick BRODY, syndicaliste ; François CALARET, Ensemble ; Julie CAUPENNE, enseignante, secrétaire générale de l’Appel des appels ; Patrick CHAMOISEAU, écrivain ; Philippe COANET, syndicaliste (92) ; PatriceCOHEN-SEAT, président d’honneur d’Espace-Marx ; Jacques COSSARD, économiste ; Alexis CUKIER, philosophe ; Pierre-Paul DANNA, maire de La Tour sur Tinée ; Jean-Michel DREVON, militant associatif et syndical ; Michel DUFFOUR, ancien ministre ; Jean-Paul DUPARC, journaliste (Nice) ; Cédric DURAND, économiste ; Annie ERNAUX, écrivaine ; Jacques FATH ; Fanny GAILLANNE, conseillère de Paris ; IsabelleGARO, philosophe ; Emmanuelle GAZIELLO, porte-parole du Mouvement pour la 6e République ; GregoryGEMINEL, militant internationaliste ; Frederick GENEVEE, historien ; Brigitte GONTHIER-MAURIN, sénatrice ; Fabrice GOUGI, maître luthier ; Margot GOUGI, comptable ; Pierre-François GROND, Ensemble ; JanetteHABEL, universitaire ; Jean-Marie HARRIBEY, économiste ; Ingrid HAYES, Ensemble ; Claudie HILSUM,journaliste ; Muguette JACQUAINT, députée honoraire ; Anne JOLLET, historienne ; Emmanuelle JOSHUA, Ensemble ; Razmig KEUCHEYAN, sociologue ; Pierre KHALFA, responsable associatif ; Jean-Pierre LANDAIS, militant communiste ; Annick LE GOFF, militante communiste, Yann LE LANN président d’Espaces-Marx ; Frédéric LEBARON, sociologue ; Patrice LECLERC, maire de Gennevilliers ; Marcel LOPEZ, PCF (09) ; Laurence LYONNAIS, Ensemble ; Maxence MAILLARD, étudiant ; Lucien MAREST, militant communiste ; RogerMARTELLI, historien ; Sonia MASSON, metteur en scène ; Claude MAZAURIC, historien ; Manuel MENAL, cadre territorial ; Alain MENNESSON, syndicaliste ; François MEYROUNE, ancien Maire de Migennes ; OlivierMOLLAZ, Ensemble ; Gérard MORDILLAT, écrivain, cinéaste ; Frank MOULY, élu à Chelles; Gérard MUTEAU, syndicaliste ; Bernard NOEL, poète et romancier ; Pierre OUZOULIAS, Conseiller départemental (92) ; DavidPELLICER, militant communiste ; Guillaume PIGEARD de GURBERT, philosophe ; Michel PINCON, sociologue ; Monique PINCON-CHARLOT, sociologue ; Hugo POIDEVIN, élu à Cherbourg ; Gilles POUX, maire de La Courneuve ; Yvon QUINIOU, philosophe ; Alain RAYMONT, militant communiste ; Jérôme RELINGER, ingénieur ; Nora SAINT-GAL, élue ; Lucien SEVE, philosophe ; Jacques TESSIER, syndicaliste ; Jean-JacquesTEVENART, médecin ; Marc THIBERVILLE, syndicaliste ; André TOSEL, philosophe ; Jean-MichelTOULOUSE, ancien directeur de centre hospitalier ; Hugo TOUZET, élu de Paris ; Catherine TRICOT, architecte-urbaniste ; Marion VAZEILLE-PONCET, militante communiste ; Denis VEMCLEEFS, conseiller municipal de Saint-Ouen, acteur culturel ; Joëlle VOGLIERI-COURTEL, militante de l’éducation populaire (77) ; Louis WEBER, ancien syndicaliste, éditeur ; Malika ZEDIRI, association de Chômeurs.

communiqué du CDLF – Saint-Etienne-du-Rouvray

Le Collectif de Défense des Libertés Fondamentales de Rouen (CDLF) apporte tout son soutien à la population de Saint Etienne du Rouvray sidérée par l’attentat perpétré par deux individus dans une église contre un prêtre et des croyants, attaque revendiquée par l’organisation Etat Islamique (EI).

Faisons en sorte que cette attaque meurtrière ne donne raison à ses commanditaires qui veulent diviser la population sur des bases religieuses communautaires, niant le principe d’égalité des citoyen-ne-s et ne mette encore plus à mal la démocratie et nos libertés fondamentales.

Rappelons que la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 fondant la laïcité assure la liberté de conscience qui établit la liberté religieuse – ce que combat aussi l’organisation EI-, qu’elle garantit le libre exercice des cultes, ce qui implique sa sécurité.

Dans ce contexte d’attentats, les spéculations et surenchères politiciennes sont lourdes de menaces pour nos libertés déjà mises à mal par sept lois antiterroristes en trois ans et demi, par l’état d’urgence permanent et ses mesures d’accompagnement qui se révèlent inefficaces. Cette répétition des atteintes aux libertés publiques pour prix d’une sécurité illusoire décidées dans la hâte et l’émotion donne satisfaction aux instigateurs des attentats comme aux droites extrêmes.

Dénonçons toute tentative d’ostracisme vengeur visant une catégorie de la population en raison de convictions religieuses réelles ou supposées.

Réaffirmons que face au totalitarisme de l’organisation Etat Islamique et aux droites extrêmes qui entendent en tirer parti, c’est un grand service qui leur est rendu que de porter atteinte aux libertés.

Communiqué du Collectif de Défense des Libertés Fondamentales

Depuis le début des mobilisations contre la loi travail, on assiste à une criminalisation du mouvement social visant syndicalistes, manifestant-e-s, jeunes…

Sur fond d’hégémonie culturelle des idées sécuritaires, la police française se dote de nouvelles armes sous l’impulsion des gouvernements successifs : taser, grenades, flashballs, LBD. On tire à nouveau sur la foule. D’abord expérimentées dans les quartiers périphériques, puis contre les mobilisations incontrôlables, les armes de la police s’imposent aujourd’hui potentiellement contre tous et toutes.
« En blesser un-e pour en terroriser mille », telle est la doctrine des armes de la police.

Arrestations arbitraires, menottages, gardes à vue, mises en examen ….sont le lot commun des fins de manifestation.

A Rouen depuis le 31 mars,  de nombreux jeunes ont été victimes de la répression. Nous les appelons à se manifester et à contacter rapidement le Collectif de défense des libertés fondamentales (CDLF) à l’ adresse suivante : cdlfderouen@gmail.com.

 

Non aux violences policières. Solidarité !! Rendez vous à 17 heures devant le Palais de justice

Hier la mobilisation contre les projets iniques du gouvernement Hollande -Valls a été massive, les manifestations ont été encore plus puissantes et déterminées que le 9 Mars.
Non content de vouloir briser le bouclier social du code du travail, ce gouvernement use de violences policières contre l’expression de la légitime colère sociale. De Nantes à Rennes à Rouen, partout le mouvement social a du subir les brutalités policières ceci afin de faire reculer la volonté de mobilisation sociale.  A Rouen, 7 jeunes ont été brutalement  interpellés pour « trouble à l’ordre public ».

E ! se joint à l’appel intersyndical de rassemblement ce 1er Avril, à 17 h devant le Palais de Justice afin d’assurer les manifestant-e-s de notre SOLIDARITÉ contre la répression.

Afin de faire savoir à ceux qui nous gouvernent que la mobilisation ne reculera pas devant les provocations policières .

Migrer est un droit ! Un toit est un droit ! Les Collectifs Ensemble! de Normandie exigent le respect des droits humains !

A partir du mois de mars 2015, l’État français a obligé les migrant-e-s, vivant dans le Calaisis, à se regrouper sur un vaste terrain insalubre à l’écart de la ville, donnant ainsi naissance au plus grand bidonville de France où survivent depuis, dans une précarité extrême, des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, de familles entières.

Petit à petit, la vie s’est organisée avec l’aide de bénévoles locaux et de plusieurs pays, tant au niveau logement, que nourriture, santé, éducation et espaces culturels.

La grande majorité des migrant-e-s, de ces jeunes,  souhaite se rendre au Royaume-Uni.  Mais les propositions des autorités françaises vont à l’encontre d’une véritable solution de solidarité humaine

La seule réponse de l’État français, en accord et avec l’aide des autorités anglaises, face à une crise humanitaire sans précédent, a été d’abord la mise en place de grilles, de fossés, une très forte présence policière et la répression, les gaz lacrymogènes, puis la destruction brutale de la partie sud du bidonville.

On démantèle la « jungle » de Calais…. Des centaines de migrants fuient alors vers d’autres ports de la Manche, quelques-uns vers Dieppe.

Les présidents de la région, en tant que président du port de Dieppe, et du département réclament aujourd’hui leur expulsion vers… nulle part, car selon eux, le développement du port est incompatible avec la présence de migrants.

Pour eux, à Dieppe, comme à Calais, il s’agit de protéger le port, l’économie locale, de ne « plus voir » ces migrants, traumatisés par la guerre, la famine, les dictatures, sans avenir dans leur pays d’origine, traumatisés par ce qu’ils ont subi dans leur trajet d’exil et plusieurs mois d’errance.

La municipalité de Dieppe réclame également leur départ du port, arguant de la présence massive parmi les migrants d’une filière albanaise, rappelant aussi qu’elle continue de soutenir l’action du Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile (CADA) et de l’association Informations Solidarité Réfugiés (ISR) pour les demandeurs d’asile.

Mais le problème est que la grande majorité des migrants du port de Dieppe ne sont pas demandeurs d’asile. Ils ne demandent qu’à continuer leur route. Ils ne souhaitent pas s’installer en France mais simplement y être accueilli.e.s dignement, humainement, pendant leur passage sur notre territoire.

Des femmes et des hommes, de Dieppe et des environs, au sein d’associations se sont mobilisé-e-s pour le respect des droits humains fondamentaux, en particulier : droit au logement, droit à la nourriture, droit aux soins. Il est du devoir des autorités de les aider dans leurs actions.

Au lieu de cela, on essaie de nous faire croire que la cause de tout cela serait « les passeurs ». Mais les passeurs ne sont que la conséquence. Ils prospèrent sur le terreau de la politique d’immigration européenne.

Ce discours « lutte contre les passeurs, contre la traite des êtres humains », répété à l’envi par les dirigeant-e-s ne sert qu’à camoufler la responsabilité réelle de l’Union Européenne, de ses institutions – Frontex en tête – et des États qui la composent dont la France et l’Angleterre qui ont signé les accords du Touquet.

C’est bien l’Europe qui a militarisé ses frontières, externalisé le contrôle des migrations, qui oblige les États  du Sud de la Méditerranée à construire des camps de rétention pour y enfermer les migrante-s. C’est l’Europe encore qui a restreint le nombre de visas et bafoue le droit d’asile en le sous-traitant à la Turquie de M. Erdogan. C’est l’Europe toujours qui a joué et qui joue un rôle dans la déstabilisation politique, sociale et économique des États du Sud par le biais d’accords internationaux inéquitables…

Oui, il s’agit de désigner les véritables responsables de cette situation internationale : l’Europe, les États, les dictateurs, la finance avec ceux qui veulent faire prospérer leurs capitaux avec le pétrole, le gaz , qui spéculent sur le prix des céréales….

Mettre en place une répression sur des êtres dans la plus grande des précarités sous prétexte de lutter contre les passeurs, est indigne et inefficace. En s’en prenant aux victimes condamnées à se disperser dans la peur, cette politique ne fait que déplacer et aggraver cette situation intolérable. Cette « solution » n’en est pas une.

Pourtant, face au drame quotidien et à la détresse des migrant-e-s de Calais, de Dieppe aujourd’hui, des situations migratoires en général, le cadre de la solution existe.

Il est inscrit dans l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’Homme : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

avec toutes les conséquences pratiques que ces droits universels impliquent, dont les conditions humaines d’un premier hébergement.

Le combat qu’il faut mener, c’est donc celui pour l’obtention de cette liberté de circulation, y compris pour ce qui concerne les ports de la Manche vers l’Angleterre.

Seul le respect de la liberté de circulation et la liberté d’installation pour toutes et tous, permettrait de mettre un terme à ces horreurs causées par les politiques sécuritaires en matière d’immigration, qui ne vont que d’échec en échec depuis plus de 30 ans, qui sont coûteuses, meurtrières et radicalement inefficaces.

Ouvrons les frontières ! Des Ponts, pas des Murs !

Les Bouillons : Foncier agricole : avant-première de « Changement de propriétaire » – mercredi 16 décembre à Mont-Saint-Aignan

 

Soirée exceptionnelle autour de l’enjeu du foncier agricole au cinéma de Mont-Saint-Aignan, avec la projection en avant-première du film « Changement de propriétaire », précédée du documentaire « La Terre en morceaux » d’Ariane Doublet.

Luba Vink et Aurélien Lévèque sont les réalisateurs de « La Terre, biens commun », film sur le mouvement Terre de Liens diffusé sur Arte en 2015 qui se faisait notamment l’écho du projet de rachat citoyen des Bouillons. Ils récidivent avec « Changement de propriétaire », nouveau film plus personnel, qui traite du rapport entre l’argent et la terre.

A l’occasion de la sortie de leur film Cellulo Prod, le Pôle Image Haute-Normandie, Terre de Liens Normandie et le collectif des Bouillons vous invitent à une avant-première

MERCREDI 16 DÉCEMBRE À 18H30
AU CINÉMA L’ARIEL DE MONT-SAINT-AIGNAN, près de Rouen

en présence des réalisateurs, de Terre de Liens Normandie et de membres du collectif des Bouillons